Il existe de longues listes de nombres de Queneau. Les nombres de Queneau suivants ont été utilisés pour écrire des poèmes  : n = 1, 2, 3, 5, 6, 9, 11, 14, 18 (après, nous ne sommes pas sûrs).

Les nombres non de Queneau.

Par exemple 4.

La permutation spirale  (1,2,3,4) $ \mapsto $ (4,1,3,2) réarrange les mots-rimes successivement ainsi :

1 2 3 4

4 1 3 2

2 4 3 1

Dans une quatrine, il n’y a que trois strophes et le même troisième mot-rime (souligné) reste toujours à la fin du troisième vers. La permutation est d’ordre 3.

Et avec 7  ?

La permutation spirale  (1,2,3,4,5,6,7) $ \mapsto $ (7,1,6,2,5,3,4) donne successivement :
1 2 3 4 5 6 7

7 1 6 2 5 3 4

4 7 3 1 5 6 2

2 4 6 7 5 3 1

Elle est d’ordre 4, le mot-rime 5 (souligné) reste toujours en cinquième place, les mots-rimes 3 et 6 (en gras) échangent sans cesse leurs places.

Il y a une liste de nombres de Queneau ou pas dans la page « des petits nombres ».

L’idée d’utiliser ces nombres était en germe à l’Oulipo depuis plusieurs années, avec des essais en prose de MA (voir ses vingt-huit notes), des discussions entre FF et IM, aussi avec Isabelle Sbrissa (qui a écrit une septine). Elle se développe maintenant grâce à l’idée de IM qu’un mot-rime fixe peut servir de refrain, de pivot, à un poème, et finalement à des discussions entre IM et MA. Voir aussi la page « quatre-vingts notes ».

Au cours de la réunion 653 (de mars 2015) de l’Oulipo et à la suggestion de IM fut adopté le terme « nonine ».