À supposer qu’on me demande ici de dire, d’écrire, ce que je fais pendant les jeudis de l’Oulipo, eh bien, je dirais que je lis, car les « jeudis » sont des lectures (qui ont lieu le jeudi (enfin, presque toujours)), je préciserais que je lis à voix haute, ce qui n’est pas toujours facile, d’autant plus que j’ai plutôt tendance à écrire à voix basse, et donc, que, comme ce que je lis, ce sont des textes susceptibles d’être lus à voix haute, ils sont le plus souvent écrits pour l’instant de la lecture, ce qui leur donne un côté instantané, qui fait que, souvent, il n’y a pas lieu de les pérenniser et de les présenter comme des « textes » (c’est déjà beaucoup qu’ils soient enregistrés et que la lecture puisse être écoutée sur tel ou tel site), et je ferais une petite liste de ces textes, liste qui s’allongerait au fur et à mesure que les jeudis passeraient, et dans laquelle, bien sûr, parce que je ne suis pas à l’abri des contradictions, eh bien il y aurais des titres sur lesquels on pourrait cliquer et ainsi trouver certains de mes textes (car j’ai écrit certains de mes textes), la sériciculture et les verbes d’action que j’ai lus lors de mes premiers jeudis (et dont on trouvera une autre version ici et une traduction en italien là), beaucoup de sextines, dont Piccolo, nano et compagnie (que l’on trouvera aussi dans un volume de la BO, avec deux autres sextines dont ma préférée n’a pas été, ne sera pas, lue à voix haute) et un sixtin musical qu’on trouva dans la Disparition, passons sur les autres sextines, les notes « à trous » que j’ai lues lors d’une séance Orifices et les vingt-huit notes, qui étaient aussi une 7-ine, ou heptine (sauf que 7 n’est pas un nombre de Queneau), et, ah  ! les cinq fugues, qu’il faudrait que nous relisions un jour, en chœur, et d’autres notes, avec une structure différente, ce compte rendu d’un colloque à Venise que je lus lors d’une séance « genoux », puisque ceci est une liste, la liste de quelques listes que l’on trouvera peut-être dans mon Brouillon pour un atlas, liste qui elle-même constitue aujourd’hui l’article liste de cet atlas, que je lus au cours d’une séance « pied » (parce que les villes se marchent à pied) et dont je lus une suite (quelques-unes des rues du onzième arrondissement (désormais le début de la liste complète est là)) la fois suivante (où il était question de « reste »), et beaucoup de beaux présents, comme un « va savoir si Boris », dédié à Boris Vian (qui figure désormais parmi les textes à démarreur de notre abécédaire, notre Larousse), celui sur Turandot (avec Olivier), et encore l’Aliénor sut de Fontevraud (qui est aussi là), et puis, le jeudi de l’abécédaire, justement, cet X parle à Y de Z, et encore, le catalogue de l’exposition sur l’Oulipo qui se tiendra en 2075, lu en janvier 2015 avec un poème de métro (qui n’est pas un « poème de métro ») qui avait été écrit juste à temps pour se trouver dans l’article poème du "Brouillon", et puis tous ces textes avec images, éphémères, les mains dans la Leçon d’anatomie de Rembrandt (une joséphine ascendante), les dos et les ventres, et puis tous ces brouillons, ceux de ce qui sera peut-être un jour un roman sur la Commune de Paris, ces tentatives, ces à paraître, l’histoire de Victorine (Rebecca-Madeline) qui est dans Mademoiselle Haas et celle de Caroline (une description alphabétique) qui n’y est pas, et puis la dizine écrite pour IM, du canal Saint-Martin, et cette liste que vous liriez aujourd’hui aurait été mise à jour le 7 février 2016.

Contraintes suivies: 

Un À supposer … est un texte en prose (mais peut-être un poème en prose) composé d’une phrase unique très développée, initiée par la formule : « À supposer qu’on me demande ici de… »

A l’origine, la sextine inventée au XIII e siècle par le troubadour Arnaut Daniel. Adoptée par Dante et Pétrarque, elle a été employée, jusqu’à nos jours par de nombreux poètes. On choisit d’abord…

Un Beau présent est un poème composé en l’honneur d’une personne…

On représente cette relation ternaire comme une multiplication, xy=z…