Michèle Audin

Michèle Audin, née à Alger en 1954, est membre de l’Oulipo depuis juillet 2009. Elle a été employée comme mathématicienne par les universités de Genève (1979-80), Paris-Sud (Orsay, 1980-87) et Strasbourg (1987-2014).

L’histoire et la littérature jouent un rôle de plus en plus important dans son travail, comme le montrent le récit  Une vie brève (janvier 2013) et le roman Cent vingt et un jours (janvier 2014) – tous deux dans la collection L’arbalète-Gallimard – qui explorent, chacun à sa façon, des manières de décrire la confrontation des hommes et de l’Histoire. Le mot « hommes » n’est pas neutre… Mademoiselle Haas (janvier 2016), des récits (ou un « roman par nouvelles ») fait un peu de place à des femmes anonymes et invisibles, face à la difficile histoire des années 1930 (voir une critique en cliquant ici).

Elle souhaite contribuer à replacer les mathématiques dans la culture en général (et dans la culture générale). C’est ce qu’elle a tenté de faire dans son livre Souvenirs sur Sofia Kovalevskaya (paru en 2008 et qui contient des mathématiques, de l’histoire et des pastiches littéraires), et aussi dans la rubrique Mathématiques ailleurs qu’elle a dirigée sur la revue en ligne Images des mathématiques

L’histoire des mathématiques et des mathématiciens, outre le roman Cent vingt et un jours, a fait l’objet de plusieurs de ses livres, Souvenirs sur Sofia Kovalevskaya (2008), Fatou, Julia, Montel, le grand prix des sciences mathématiques de 1918 et après (2009) (tous deux traduits en anglais),  Une histoire de Jacques Feldbau (2010) (traduit en allemand) (qui rend compte, avec la biographie de ce mathématicien mort en déportation, des difficultés qu’ont eues les scientifiques français juifs pour travailler et publier leurs travaux pendant l’Occupation allemande), la Correspondance entre Henri Cartan et André Weil (2011).

L’histoire est bien entendu présente dans La formule de Stokes, roman (février 2016), mais la littérature et les mathématiques aussi. On pourra lire le texte de la quatrième de couverture en cliquant ici.

À ces livres « papier », il faut ajouter Mai quai Conti (nouvelle version de juin 2014), qui raconte les relations entre l’Académie des sciences et la Commune de Paris. Elle y interroge particulièrement les relations entre l’histoire et la science, mais aussi entre l’histoire, la fiction et la littérature. Et Brouillon pour un atlas, un « objet littéraire mal identifié », paru en ligne sur le site de l’Oulipo, alphabétiquement et quotidiennement (du 3 avril 2014 au 22 mai 2015).

Depuis le 1er mai 2016, elle publie un blogue sur la Commune de Paris.

Noter la très oulipienne collaboration avec Ian Monk, pour le monde des nonines, avec la version ouèbe ici et une version papier (différente !) là, dans la bibliothèque oulipienne.

Toutes les publications de Michèle Audin se trouvent sur une page de bibliographie (cliquer).

Ses articles de recherche strictement mathématiques, portant sur la topologie algébrique, la géométrie  symplectique et en particulier les systèmes intégrables – comme celui décrivant le mouvement d’une toupie – sont disponibles sur sa page web professionnelle.  

Faits & dits

Jeudis

L’herbe ou le verbe Jeudi 11 Février 2010

Publications

Contraintes

Textes

Pour en savoir plus

BO

Ian Monk & Michèle Audin, Le monde des nonines BO. , La Bibliothèque Oulipienne (219), 2015.
Michèle Audin, La vérité sur le Voyage d’hiver, La Bibliothèque Oulipienne (216), 2014.
Michèle Audin, IV-R-16, La Bibliothèque Oulipienne (209), 2012.
Michèle Audin, Sextines, encore, La Bibliothèque Oulipienne (191), 2011.
Michèle Audin, Carrés imparfaits, La Bibliothèque Oulipienne (185), 2010.