Michèle Audin

Tu as commencé par ouvrir le livre à la première page. Ton plaisir de ne pas y trouver de préface eût été bien visible (s’il y avait eu un témoin). Tu n’aimes pas qu’on t’impose un point de vue, avant même de commencer la lecture. C’est avec un peu d’étonnement que tu as feuilleté le livre. Tu en as déjà lu beaucoup, t’arrêtant sur les articles les plus longs, appréciant peut-être la liste des jours, ou l’évocation du désir, ou encore la solidarité amoureuse des personnages. Enfin tu as vu que le livre comportait une préface, insérée à sa juste place. Et voici ce qu’elle te dit :

Ceci n’est pas une préface. Un livre comme celui-ci n’en a nul besoin : il contient son propre mode d’emploi.

M. A.
26 janvier 2015

Tu as peut-être quand même regretté de ne pas savoir pourquoi et comment l’auteur a eu l’idée d’écrire ce livre.


Je préfère lire la préface quand j’ai fini le livre, dit Fiordiligi. Ainsi, toutes les préfaces me sont postfaces.

26 janvier 2015
(à suivre)

$ \Rightarrow $  postface