Michèle Audin

On peut être en retard, comme le lapin blanc en azulejos qui s’affiche – estou atrasado – sur les murs de la station Cais do Sodré, dans le métro de Lisbonne, station de correspondance avec la gare fluviale. On peut croire qu’on est en retard et arriver quand même à l’heure, encore une fois
(80 $ \times $ 24 - 24 $ \times $ 1 + 24) heures = 80 jours.
Un article « retard » pourrait être prétexte à parler, encore une fois, de telle ville, de tel livre, aimés. Il le pourrait, et d’ailleurs, il le peut. Il serait malhonnête de ne pas le mettre à profit pour évoquer les différents retards survenus dans l’écriture de ce texte, ne serait-ce qu’à cause de la contrainte « on écrit tous les jours ». La mise en ligne quotidienne, elle, n’a pour l’instant subi aucun retard – quasiment un miracle.
19 février 2015
(à suivre)

$ \Rightarrow $  contraintes, quatre-vingts
 

PS. Il y a une légende de l’illustration dans le post-scriptum de la page images.