Michèle Audin

L’image que produit en moi, dit Fiordiligi, le mot oasis, c’est un bouquet de trois palmiers, isolé, au loin, dans une mer de sable doré.
Comme dans Tintin ?
Dans Tintin, c’est plutôt un mirage, non ? Nous n’avons pas mis d’article mirage dans ce livre, peut-être parce que nous n’y avons pas pensé, peut-être parce que nous avons estimé que les mirages n’étaient pas assez réels pour avoir leur place dans un atlas. Ce qui pose la question de la signification du mot réel – mais nous lui consacrerons un autre article. Pas de mirage ici, non, pas pour le moment, mais l’oasis « réelle », disons tangible. Disons aussi humaine, car qui a planté cette palmeraie, qui a semé cette ombre ? Certainement pas une petite graine apportée par le vent ? Quelle est donc cette contrainte, qui nous fait écrire un article oasis par un matin d’hiver aussi glacial ? Revenir au désert ? Ou au contraire…
 
SOS ! Assis, Aïssa osa. Oasis, sois !

Tu viens me  tenir chaud ?
Oui. De toute façon, je n’y arrive pas. Pas assez de consonnes.
Tu fais quoi ? Je pense à une oasis.
Tu te souviens de la palmeraie de Biskra ?
Oui, mais ce n’est pas une oasis.
8 décembre 2014
(à suivre)

$ \Rightarrow $  réel

Contraintes suivies: 

Un Beau présent est un poème composé en l’honneur d’une personne…