Michèle Audin

Le soleil est une étoile, un astre. Une étoile pas très grande, pas très brillante, assez ordinaire, au milieu de milliards de ses semblables, constituée d’hydrogène et d’hélium, le premier se transformant en le deuxième (par fusion nucléaire : il faut deux noyaux d’hydrogène pour faire un noyau d’hélium) au cours d’une tempête permanente – c’est vu de loin.

De plus près, le soleil est le centre du système solaire (après les banalités, les tautologies), c’est dire que nous lui tournons autour, et puis, il y a les saisons, à cause de l’inclinaison de l’axe de la Terre, et nous avons l’impression que c’est lui qui nous tourne autour, mais c’est simplement parce que la Terre tourne autour d’elle-même, ce que tout le monde sait (non), ce que tous ceux qui lisent ce livre savent (sauf que personne ne lit ce livre), le faisant se lever le matin et se coucher le soir.


Pas trop fatigant, aujourd’hui, d’écrire ton article, on dirait. Tu ne parles pas de l’éclipse ?
L’éclipse, c’est vendredi. Et il est trop tard pour ajouter un article « écipse ». Je voulais dire… De cela, de cette lumière et de cette chaleur, nous ne pouvons pas nous passer.
Et de ta chaleur, je ne peux pas me passer non plus. Ni de ta douceur.
Et maintenant je me souviens que je voulais parler de la douceur des couchers de soleil, parce que je sais que ça ferait plaisir au vieux Qfwfq.
Il n’est pas là, fais-moi plaisir, à moi.
Je te parle de la douceur des couchers de soleil ?

Plus tard.

Tu penses à quoi ?
À Bombay.
Pourquoi ?
La ville dure, avec ses ordures, sa merde et ses miséreux, et la douceur du coucher de soleil dans l’océan Indien.
 
15 mars 2015
(à suivre)

$ \Rightarrow $  Bombay
 

PS. Il y a une légende de l’illustration dans le post-scriptum de la page images.