Michèle Audin

Quel siège, telle était donc la question. Celui bien sûr où l’oncle Toby fut blessé, car nous sommes dans un article Sterne, peut-être vous attendiez-vous à un truc du genre

 Sterne est en ce texte, tel ces fêlés de Perec et Verne

ce genre s’appelant monovocalisme et le truc en étant un en e, un monovocalisme en e, mais ceci a déjà été fait, en ce texte-même, et nous ne nous répétons pas, le genre de cet article est tout autre et vous l’avez parfaitement compris.

Ce siège-là, il en est question dans ce livre-là, mais aussi dans d’autres, dois-je vraiment vous dire dans quel livre un personnage a, sur un mur de sa chambre, une gravure encadrée qui est une grande carte de la ville et citadelle de Namur, avec indication des fortifications exécutés lors du siège de 1746, voilà un plan de ville que nous aurions aimé décrire, mais non, c’est la consigne, comme dit l’autre, la consigne l’interdit.

Et pourquoi voulait-elle qu’il en fût question ? – Là vous abusez, l’imparfait du subjonctif n’a rien à faire ici, car il est bien clair pour tous ceux qui connaissent Fiordiligi qu’elle veut (et non pas voulait), quelle veut toujours qu’il en soit question. – Je proteste (ici, c’est moi, oui, je sais, je, c’est toujours moi, mais je veux dire, moi, l’auteur), je proteste, depuis quand les lecteurs interviennent-ils ? Et surtout pour me donner des leçons de grammaire, ou pire, pour me dire qu’ils connaissent mon héroïne mieux que moi ? Mais qu’y puis-je ? Et ça ne prouve même pas l’existence de lecteurs, question récurrente, puisque, bien entendu, c’est moi qui écris tout ça.

24 mars 2015
(à suivre)

$ \Rightarrow $   enfer, gnomon, Rabat
 

PS. Il y a une légende de l’illustration dans le post-scriptum de la page images.