Michèle Audin

Charles Sanders Peirce, mathématicien américain de la fin du XIXe, est à l’origine de ce texte. Plus exactement, c’est la rencontre fortuite, sur une table de travail, de Charles Sanders Peirce et de Monique Wittig, de la projection « quinconciale » de Peirce et du Brouillon pour un dictionnaire des amantes. La contrainte alphabétique a poussé Peirce jusqu’ici. Mais le voici. Dessinez un carré puis les (six) segments qui joignent les milieux de ses côtés. Ainsi vous avez aussi dessiné le centre du carré. Mettez-y le pôle nord (Peirce était un Américain du nord). Ainsi vous avez aussi dessiné un carré deux fois (en surface) plus petit, dont les sommets sont les milieux des côtés du grand carré et dont le pôle nord occupe aussi le centre. Vous décidez que ce carré est l’équateur et son intérieur l’hémisphère nord. Le reste est l’hémisphère sud. Ce qui vous oblige à considérer que les quatre sommets du carré initial sont le pôle sud.

Ici il vous faut faire une figure. Surtout si vous voulez voir aussi l’hémisphère sud comme un carré entier (il suffit de coller quatre de ces carrés pour voir apparaître le pôle sud comme centre !).

4 janvier 2015
(à suivre)

$ \Rightarrow $  quinconce, projection
 

PS. Il y a une légende de l’illustration dans le post-scriptum de la page images.