Michèle Audin

La Revised Red Boston map (official) Arrow porte un copyright de MCMLXXXIII et le prix de $1.50. C’est une carte des banlieues, mais elle contient un plan de Downtown Boston.
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La Klein’s Pictorial Souvenir Map of Boston, Huge, Easy-to read Scale, Map opens to 23’' x 35’', Ideal for Use as a Poster (ne serions-nous pas en Amérique ?), a coûté $2.99 (plus les taxes). C’est l’édition de 1991. Elle comporte un plan du métro avec ses lignes orangée, violette, rouge et verte, un plan imprimé en rouge de l’université Harvard, une carte des environs, des listes de rues, une description du « Freedom Trail » (sous le titre Historic Boston), avec ses vingt monuments, le chemin lui-même est indiqué en rouge sur le grand (vingt-trois pouces sur trente-cinq) plan qui couvre l’autre face de la feuille. Le plan est plaisamment illustré de bâtiments, statues, bateaux (naturellement, le Boston Teaparty Ship en fait partie, mais il est loin d’être le seul), d’un avion (vers l’aéroport), de joggers le long de et de rameurs sur la Charles River, d’un obélisque, d’un pont, d’une mouette, d’un phare et, non, il n’y a pas de raton-laveur mais il y a un homard (rouge).
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Sightseeing Free Map, Old Town Trolley Tours, Boston-Cambridge est surtout un dépliant publicitaire pour un bus touristique, mais il comporte un plan du métro et un rudimentaire plan du centre, avec des dessins représentant le Boston Teaparty Ship et les rameurs sur la Charles River, mais pas de homard.
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La Street map Greater Boston, Don’t Drive Today with Yesterday’s Map (ce qui laisse espérer qu’elle est datée, oui, de 1995) est une carte Arrow jaune et, comme sa copine Revised Red Arrow, c’est une carte des banlieues. Son petit plan du centre n’est pas très lisible.
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Streetwise Boston, un accordéon (six pages) en carton glacé, solide, résistant probablement à l’eau, revised 1997, U. S.$5.95, contient un plan du centre (une page), un plan de Boston et Cambridge (quatre pages) et un plan du métro (une page), avec au verso une liste des rues et une carte sommaire des environs.
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Le premier plan, c’est toi, dit Fiordiligi. Les autres c’est toi. Oui.

C’est le soir, ils sont couchés. Comment se fait-il, demande Fiordiligi, que je sois allée à Boston plus souvent qu’à Bordeaux ? Infiniment plus souvent, ne peut se retenir d’ajouter Guglielmo en éteignant la lumières, car tu es allée à Boston au moins deux fois et jamais à Bordeaux,
et (2 ou +)/0 = $ \infty $.
Parce que tu avais là-bas des collègues avec qui tu collaborais.
Si je faisais, dit Fiordiligi, une liste des villes dans lesquelles je suis allée, et si je la montrais à un inconnu, il penserait que j’appartiens à une sorte de Jet-Set-Society. Tu n’aurais qu’à lui faire aussi la liste de tous les bars dans lesquels tu es allée au cours de ta vie, il te prendrait pour une bonne sœur. Ou celle de mes amants et il se dirait que je suis une femme sans imagination et sans doute frigide. Ce que tu n’es pas. Non.
30 avril 2014
(à suivre)