Michèle Audin

On peut penser à une carte qui aurait été dessinée par un cartographe maniériste, une carte toute en légumes, comme les célèbres portraits d’Arcimboldo. On peut aussi imaginer, non pas des cartes « en » légumes, mais des cartes des légumes : des betteraves rouges y représenteraient la Russie, des poivrons jaunes la Hongrie, des pommes de terre l’Allemagne et des tomates l’Italie (oui, la tomate est un fruit, cela ne nous a pas échappé, mais nous la considérons ici comme un légume).

Il arrive à Guglielmo de déjeuner chez une marchande de sandwiches, au mur de la boutique de laquelle est affichée une « classification périodique des fruits et légumes ». Précisons que ceci n’est pas la raison pour laquelle il retourne dans cette boutique, la raison est plutôt le sourire dans lequel la marchande enveloppe le sandwich. Ce n’est pas non plus la raison qui nous a conduite à consacrer un article de cet atlas aux légumes.
La raison se trouve plutôt dans la différence entre les carottes et les oignons.
Comment ça ?
Eh bien il y a des livres qui s’écrivent comme des oignons et d’autres comme poussent les carottes. La contrainte « ne pas revenir en arrière » est une façon pour l’auteur de lutter contre sa tendance oignon (dont la bibliographie de ce brouillon est un exemple).
21 septembre 2014
(à suivre)

$ \Rightarrow $  bibliographie, contraintes
 

PS. Il y a une légende de l’illustration dans le post-scriptum de la page images.