mur

Michèle Audin

Les murs sont utilisés pour isoler, pour séparer, pour protéger, pour marquer des frontières. C’est une des raisons de leur consacrer un article dans un atlas.

Et puis, il y aurait de quoi dresser ici une nouvelle liste, avec

- le mur de Berlin, avec son copain le rideau de fer et son cousin le mur de Nicosie,
- les nombreux murs de la honte, qui permettent aux riches sans vergogne de maintenir les pauvres à distance, parfois à grande échelle, comme pour celui séparant les États-Unis du Mexique, ou le mur israélien,

tels les murailles de Jéricho, ceux-ci pourraient être mis à bas, jetés à terre, les murs anti-émeute que la police installe ici ou là dans nos villes aussi ; la liste comprendrait aussi
- le mur de l’Atlantique, qui n’en était pas un,
- le mur murant Paris (celui des Fermiers-Généraux) qui n’existe plus,
- les murs emplis d’histoire et ainsi objets de culte, le mur des Fédérés à Paris, celui des Lamentations à Jérusalem, ou encore celui des vétérans de la guerre du Vietnam à Washington ;

on y trouverait aussi les murs découverts dans les livres, comme
- le petit pan de mur jaune de Delft,
- les murailles de la ville musulmane de Lisbonne,

sans parler des murs au sens figuré, le mur suisse, à Avoriaz par exemple, et bien sûr les murs des villes, ceux dont dépassent des bougainvillées, du jasmin ou des hybiscus, ceux qui ont la couleur du désert, comme à Ghardaïa ou à même à Jaffa, mais peut-être les lecteurs sont-ils fatigués des listes, alors arrêtons-nous ici.

Sans parler du cri des murs ?

Elle vient d’où, ton image ?
Celle du mur des fédérés ?
Non, l’ombre avec les poubelles.
Ah ! Une petite ville en Alsace, Rosheim.

18 novembre 2014
(à suivre)

$ \Rightarrow $  La Haye, panorama