Michèle Audin

Un guide peut être une personne que l’on suit (Fiordiligi et Guglielmo évitent, sauf lorsque c’est vraiment indispensable, et ça leur est arrivé, pour la descente dans les séracs du glacier du Géant ou même pour le ski dans le Queyras par exemple). Nous essaierons de ne pas penser aux connotations politiques du mot (leader en anglais, Führer en allemand). Un guide peut aussi être un livre qui joue le même rôle, comme les célèbres Baedeker, bleus, routard, verts…
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Fiordiligi et Guglielmo possèdent des guides de ce genre. Même s’ils en contiennent, ceux-ci ne font pas partie de la collection des plans de villes. Ils sont sagement rangés sur une étagère et il est possible d’en dresser une liste alphabétique (Alsace, Andalousie, Budapest, Catalogne, Corée, Écosse, Islande, Japon, Lisbonne, Mexico, Moscou, Paris, Réunion, Rome, Strasbourg, Venise, Vietnam).

Ce sont d’autres livres pourtant que Fiordiligi utilise plus volontiers comme guides. Il y a les guides généraux, universels, ceux qui expliquent comment pénétrer dans les villes, les regarder, les épuiser, comme Espèces d’espaces ou les Villes invisibles (entre autres), il y a ceux qui étaient presque des guides, dès l’origine, comme les Promenades dans Rome ou les Pierres de Venise, et puis il y a tous les romans qui permettent d’appréhender telle ou telle ville, tel ou tel de ses quartiers, de ses aspects – et ceux-là seront mentionnés en leur temps.

12 août 2014
(à suivre)

$ \Rightarrow $  bibliographie, Lisbonne (et suites), Rome
 

PS. Il y a une légende de l’illustration dans le post-scriptum de la page images.