GPS

Michèle Audin

L’acronyme GPS (ou est-ce un sigle ?) se développe en anglais en deux adjectifs et un nom et peut se traduire par « système mondial de calcul des positions ». C’est une belle idée géométrique, qui utilise vingt-quatre satellites disposés de façon adéquate autour de la Terre. Tous ensemble, à l’aide des signaux que vous et votre environnement envoyez, ils calculent votre position et aussi le chemin que vous devez prendre pour vous rendre où vous désirez aller.

Parfait. Avec des côtés un peu pénibles, ou ridicules, ou comiques, comme cette voix synthétique qui vous intime l’ordre de faire demi-tour dès que possible. Avec l’un peu moins sympathique aspect Big Brother is watching you. Avec le fait qu’on ne sait plus lire les cartes (à quoi bon ?) et le fait corollaire qu’on se contente de cartes de plus en plus laides. De plus en plus grossières. Comme ces plans de villes grossièrement faux, fit Fiordiligi, qui se souvient de celui grâce auquel elle et Lucia se sont perdues à Casablanca. À quoi bon proposer un bon plan à des gens qui vont utiliser, de toute façon, un GPS ? Car « le » GPS est le système, mais c’est « un » GPS que l’on tient en main et utilise.

Fiordiligi et Guglielmo « font » eux-mêmes souvent le GPS. Par téléphone. « Maman, je suis rue de Turbigo. Comment je fais pour aller à Saint-Michel ? ». Car Lucia n’est pas du genre à « s’afficher » en ouvrant un plan dans une rue de Paris.
*
Je me souviens du temps où on utilisait des plans
pour se repérer et se diriger dans les villes.
 
8 août 2014
(à suivre)

$ \Rightarrow $  Casablanca, position

floue (parce qu’il y a des contraintes)
une photographie d’un de ces plans
laids, très laids,
que nous avons dans l’œil