Michèle Audin

Plan Guide de Lyon, de l’Office du tourisme, sur papier glacé et en impression quadrichromique, est daté de 2002-2003 et se déplie en trois fois huit plis. Entre beaucoup d’encarts publicitaires, il contient un plan clair et coloré de la ville, au 45 000e, les différents arrondissements ont des couleurs différentes, le Rhône et la Saône sont en bleu-gris, des surimpressions rouges indiquent les stations de métro et les directions, vers l’aéroport Saint-Exupéry par exemple. Il contient aussi un plan schématisé des réseaux du tramway et du métro (qui permet maintenant d’aller jusqu’au stade de Gerland) et une petite carte de la région indiquant clairement Lyon comme un nœud du réseau autoroutier, une liste des rues et, au dos, entre diverses indications touristiques, un plan agrandi du site historique de Lyon, classé patrimoine mondial de l’UNESCO, le vieux-Lyon, Fourvière et une partie de la presqu’île, avec églises, théâtres romains, funiculaires (à ne pas manquer, les traboules, Guignol).


En vingt ans, l’aéroport a trouvé un nom, le métro s’est développé, le tourisme aussi, la Croix-Rousse a perdu de son intérêt. C’est comme ça partout, dit Fiordiligi, on supprime une activité, les ouvriers disparaissent, on ouvre un musée, puis on l’oublie. Entre la classe ouvrière et le paradis catholique de la colline de Fourvière, aucune hésitation ! Moi j’aimais bien ces livres dont les héros étaient une troupe de gosses de la Croix-Rousse.
Pas beaucoup de filles, pourtant.
C’est vrai. Six garçons, plus un chien, et une fille.
*
Ça fait beaucoup de villes commençant par L, non ?
Tu crois ?
La Côte Saint André, La Haye, Lans en Vercors, Las Vegas, Lausanne, Lens, Leuven, Lille, Lisbonne, Ljubljana, Londres, Lyon, douze. Il y avait treize B. Si tu trouves que ça dure, c’est parce que tu t’es attardée à Lisbonne…
12 octobre 2014
(à suivre)

$ \Rightarrow $  Michelin
 

PS. Il y a une légende de l’illustration dans le post-scriptum de la page images.