Michèle Audin

Les coordonnées d’un point (d’une rue, par exemple) sur un plan de ville sont en général une lettre et un nombre (B7, par exemple), en référence à un quadrillage du plan. Les coordonnées d’un point (d’un lieu) sur la Terre, en degrés, etc., sont sa latitude et sa longitude (l’altitude n’est pas prise en compte ici). Il est très facile de trouver les coordonnées d’un lieu sur la Terre, surtout depuis que le système GPS les utilise. Sauf que, ce qu’il utilise, c’est une notation bâtarde, dans laquelle les angles sont mesurés en degrés, et ensuite de façon décimale, de sorte que, presque 46°, par exemple, disons, 46°59’, s’écrit 46.9833° (bien entendu, dans cette écriture décimale-là, la virgule est un point).

À strictement parler, c’est un point qui a des coordonnées, et une ville n’est pas un point. Les « coordonnées d’une ville », ce sont en réalité les coordonnées de son centre, ce qui pourrait nous ramener à la question du centre. La question « qu’est-ce que le centre d’une ville » a été négligée, mais les lecteurs sont certainement capables d’en imaginer une définition mathématique inspirée de celles données pour le centre de la France.

Il y a même des villes qui n’ont pas de centre, fait remarquer Guglielmo.
Celles-là, n’en parlons pas. C’est d’ailleurs hors-sujet ici. Et puis, tous les points n’ont pas de coordonnées, ne peut s’empêcher d’ajouter Fiordiligi. La latitude des pôles, c’est 90°, nord ou sud, mais leur longitude n’existe tout simplement pas. D’ailleurs, puisque nous parlons de longitude…
Il y aura un article longitude, l’interrompt Guglielmo.
Tu as raison.
12 juin 2014
(à suivre)

photo couverture : ce jour-là
(c’était 26 septembre 2013),
le centre du monde
était (en plusieurs langues)
à Lisbonne