Michèle Audin

Plan touristique Lens-Liévin édition 2013, sous une représentation stylisée (encore une) de la Joconde, avec le slogan Souriez ! Vous êtes à Lens, se déplie, révélant vingt-sept rectangles à remplir. De la publicité, des informations (« les incontournables du pays d’art et d’histoire de Lens-Liévin » – non, il n’y a pas que le Louvre-Lens), une carte régionale (comment venir d’Arras, de Calais, de Lille ou de Valenciennes). Sur l’autre face un joli plan très clair de l’agglomération de Lens-Liévin, avec une échelle, une légende, un quadrillage, sans parler de la date (tout, quoi…). Sur le plan apparaissent très clairement le stade, le musée du Louvre-Lens, la faculté des sciences et les lieux qui évoquent la mine.

*

C’était quand ?
J’y suis allée il y a un an.
Je me suis souvenue, en marchant dans les rues, que la ville avait été très active.
Je me suis souvenue, sous le musée, de la mine.
Je me suis souvenue, en regardant les œuvres dans le musée, que, au Louvre-Paris, on ne voit jamais une statue assyrienne à côté d’un vase grec et que là si, à cause du parti pris chronologique de l’exposition ; j’en ai été contente et je me suis demandée quels emplois, quelles activités, ce musée créait.
Je me suis souvenue, en suivant le chemin qui mène, sur le trajet des voies ferrées où l’on transportait le charbon,  du Louvre-Lens à la gare, et en regardant les sculptures disposées le long de cet itinéraire, de celles que j’avais vues à Bilbao  : l’idée de l’activité industrielle, ici comme là-bas, se manifeste dans la couleur rouille des œuvres (quelle imagination, quand il s’agit de la classe ouvrière…).
Je me suis souvenue de la catastrophe de 1974 où plus de quarante mineurs avaient trouvé la mort au fond de la mine.

22 septembre 2014
(à suivre)

photographie prise devant
la gare de Lens
le 13 septembre 2013

$ \Rightarrow $  Bilbao, cartographe